« Le Dévoreur » de Kane Banway

Oooh bonheur, oooh Joie ! Retour sur mes premiers écrits où je dois admettre que je me suis vraiment amusé à les « pondre », le Dévoreur en premier, puis le dernier tome de la trilogie : L’Enfant, qui est même sorti trop vite de mes doigts…

L'ivre-Book

ISBN : 978-2-36892-296-5 / 3,99 € (Coll. Imaginarium)

Le Devoreur 700Les échos de la guerre se sont taris, pourtant le Nord reste agité. Des régions entières ne donnent plus signe de vie, pendant que Maerlyn et Dusk s’interrogent sur ce qui a pu motiver les choix extrêmes de la précédente souveraine du Sidhe…

Suite directe de « Dusk », « Le Dévoreur » vous emmènera d’un monde à l’autre… Quittons les berges de l’Arn et les sous bois du Lorient, il est temps de prendre l’air, et de découvrir ce qui menace de dévaster un univers entier…

Disponible le 28 mai chez L’ivre-Book – FNAC – ImmatérielRelay – Amazon – Google Play – e-Leclerc – Cultura – BookeenKoboNolim Carrefour – Archambault – Chapitre.com – etc.

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[Test] IggyBook (béta)

8DSAQlI2 Pour réaliser mes articles sur la publication d’ebook, j’ai dû tester quelques plateformes que je ne connaissais pas… parmi elle : Iggybook.

Pour faire bref, c’est le modèle standard : on vous offre gratuitement un certain nombre de prestation (site web « page auteur », statistique, blog etc)  pour mieux vous proposer les pack ou de services « premium »  intéressant mais onéreux.

Passons le blabla qui décrit le moindre de mes clics, et sautons directement à la conclusion : C’est pas mal mais c’est trop cher.

Iggybook fournit une interface très simple pour la création d’une page type promo, avec mise en avant de vos romans, chroniques et articles de votre blog WordPress ou fournit par Iggy. On appréciera le lien avec Babelio pour faire apparaître les chroniques, mais on regrettera qu’il soit limité à ce site uniquement.

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Une interface que je trouve plutôt sympa et propre. Sa configuration est simple, parfaite pour le type qui a déjà son catalogue d’ebook et son blog à côté…

Différent thèmes sont disponible, et chacun de vos livres offrent des liens vers toutes les boutiques de votre choix… Jusqu’ici, tout va bien : en somme, en une page vous avez un petit kit promo de l’auto-édité.

Là où j’ai un poil l’impression qu’il y a du payage de tronche sévére, c’est quand on aborde la partie auto-édition, justement.

Comme un Bookelis, Lulu, ou autre Smashwords, Iggy propose de distribuer vos ebooks à une centaine de revendeurs, dont Amazon, iBooks et Kobo… youpi. Oui, mais voilà : 49 euros par livre. Juste pour la distribution seule. Pas de service de promotion ou de campagne de pub à ce prix là. Non, même pas un réglisse offert avec. Rien, Nada. Pour rappel, ce service est gratuit chez les autres prestataires mentionné plus haut. Sans oublier qu’Iggy ne vous verse que 50% des éventuels gains engrangés sur ces sites…

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C’est gratuit partout ailleurs, mais bon, vous n’êtes pas à 49 euros prés hein ? C’est de l’art après tout !

Alors, j’ai comme l’impression de voir un bel entubage à newbie. Car la partie gratuite du site est clairement destiné à des auteurs possédant déjà des romans, qui chercheraient éventuellement une vitrine d’aspect plutôt pro, ce qu’Iggy fournit relativement bien à mes yeux.

Mais sa partie payante semble orientée à l’auteur en herbe qui débarque dans le milieu, les étoiles pleins les yeux et le portemonnaie frisonnant comme une jeune vierge un peu émoustillée… devant une équipe de rugby à l’oeil brillant…

Bref, j’imagine bien le petit Toto qui, premier manuscrit brûlant sous les doigts, croit pouvoir atteindre le Nirvana de l’édition en claquant ces 49 euros, première dépense d’une longue série… Car nul doute qu’Iggybook lui proposera ses services premium de création de couverture, de correction, de mise en page, et de promotion…

Et si Toto veut du papier, c’est 99 euros le livre…

En résumé, de la bonne vieille édition à compte d’auteur, réservé au CB moins frileuse que la mienne. T’inquiète Pépette, ma petite Carte Bancaire, je te ferai jamais un coup pareil… Même si je voulais, je pourrais pas…

PS : Je me demande si j’ai rêvé, ou si leur offre premium n’était pas jusqu’à récemment un abonnement de 12 euros/mois pour obtenir cet immense privilège d’être distribué ? J’ai du rêver. Pourvu que ce n’était qu’un rêve…

 

 

L’autoédition: le puit, ou le tremplin

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Avant toute chose, il est nécessaire pour moi de clarifier une chose : L’auto-édition est un domaine. Et comme tous les domaines, on peut avoir une vision de celui-ci. Bonne ou mauvaise, moyenne ou exécrable. Mais l’auto-édition en soi n’est ni bonne ni mauvaise : elle est ce qu’on en fait.

Et ici, je parle de ma vision de l’auto-édition, de ce que j’en ai tiré, et de ce qu’elle peut encore offrir.

Pas la mort du papier, mais une passerelle vers lui.

Octobre 2011, un article du Monde me pousse à tenter le coup de l’auto-édition. On entend déjà les cris de haine, les pro-papiers qui s’érigent d’avance contre les futurs pro-numériques pour une guerre sans merci dans l’enjeu serait nul autre que l’avenir même de la littérature.

Pour ma part, pauvre tâcheron au fin fond de la Seine Marne,  je n’y voyais qu’une opportunité. Pas la mort du papier, mais une passerelle vers lui. À mes yeux, les lecteurs voudront toujours posséder un bouquin sur leur étagère, et un auteur aura toujours un petit truc au cœur quand son premier livre sort en papier. C’est ce que je pensais à l’époque, et c’est encore ce que je pense aujourd’hui.

La question n’était plus pour moi « numérique » ou « papier », mais comment obtenir le papier via le numérique. Et avec les années qui passent, et le succès de Kindle et autre Kobo, il me parait évident que pour le jeune auteur, l’un ne va plus sans l’autre. Il s’agit des deux faces d’une même pièce, qui elle-même sert de moteur à la diffusion de l’imaginaire débordant de notre bonne vieille humanité.

L’auto-édition est un monde où une certaine forme de sélection naturelle est à l’œuvre.

L’arrivée du numérique a provoqué l’ouverture d’un immense marché de l’imaginaire : Les boutiques Kindle étaient pleines de titres « pros », mais quand les portes de l’auto-édition ce sont ouverte, c’est tout un monde nouveau et vierge qui s’est offert à nos claviers d’amateurs.

Quand j’ai publié mes premiers écrits sur Kindle, j’étais surexcité, et écrasé par un trac sans doute moins fort que celui du jeune acteur qui monte sur les planches pour sa première fois, mais pas loin. Car le plus dur à mes yeux, était (encore aujourd’hui) de s’exposer à cet œil flamboyant qui voit tout, jusqu’aux tréfonds de votre âme… Non, je ne parle pas de l’Œil du Mordor, mais bien de celui du lecteur anonyme, qui va vous coller une prune à deux étoiles en le taxant de copie de collégien. Celui qui n’a aucune raison de ménager votre petit cœur sensible d’artiste aux doutes existentiels.

Beaucoup l’ont souligné : l’auto-édition numérique souffrirait d’un grand mal, ses pseudo-auteurs médiocres qui publient à tour de bras des textes à peine lisibles. Mais à mes yeux, il s’agit d’une vision partisane qui va éviter le sujet de sa régulation naturelle. Soit par mauvaise foi pour que leurs arguments ne perdent pas leurs mordants, ou simplement par pure ignorance.

Car soyons honnête : qu’arrive-t-il à un texte moisi et truffé de fautes, à la couverture gribouillée sur Paint?

Il coule. Le classement d’Amazon est tapissé de ses ebooks autoédités, aux glorieuses notes frôlant les deux étoiles, ou simplement sans avis, car les trois premières lignes de la description sont déjà elles-mêmes truffées de fautes ou aussi bien construites que la couverture… L’auto-édition est un monde où une certaine forme de sélection naturelle est à l’œuvre. Tous les jours, à chaque commentaire.

 

 l’auto-édition n’est pas le terminus de l’aventure de l’auteur en herbe

 

Car ce système permet de faire ses premières armes, ses premiers lecteurs et commentaires élogieux (ou non). Grâce à ça, j’ai pu commencer à partager sur Kindle mon premier roman de fantasy à mes compagnons de guilde dans World of Warcraft (Bonjour, je m’appelle K. J’étais un Wow addict *pleure*), que j’ai aussi partagé sur les forums du même jeu (avant de me faire virer par la modération…) pour récolter encore plus d’avis (cherchez une tronche de blonde en pleine page dans la liste de mes livres Amazon, les commentaires y sont encore…) provenant d’anonymes de tout milieux.

Pour l’auteur débutant, à condition qu’il ait la conscience de son imperfection, cette aventure qu’est l’auto-édition est un premier pas pour se faire une base de lecteur, mais aussi pour se faire la main en tant qu’auteur. Créer sa couverture, observer les « grands » pour s’inspirer de leur technique, affiner son style… et tenter des styles, des histoires, des aventures que l’absence même de l’auto-édition numérique n’aurait pas permis de partager. Quand je regarde le succès de ma nouvelle Trois secondes, je me dis que sans l’auto-édition et sa relative simplicité de publication, elle serait restée dans un tiroir…

Pour moi, c’est une bouffée d’air de pure création et de partage. Surtout depuis que je peux mettre en gratuit mes écrits, je me fais plaisir… Car je crée pour créer. Quand un de mes bouquins est payant, c’est plus pour tenter ma chance et allumer le gyrophare dans l’espoir d’être vu et lu par… des maisons d’édition. Car, à mes yeux, l’auto-édition n’est pas le terminus de l’aventure de l’auteur en herbe. C’est une étape. Un filtre qui permet de savoir si on est capable de toucher un public, d’attirer les regards avec nos breloques tendrement forgées du bout de nos doigts et qu’on offre à moindre prix.

Une littérature si frêle, que le moindre souffle imparfait la ferait vaciller vers l’oubli et l’auto-destruction… 

Il y a aussi ce « débat » des oeuvres autoédités papier qui blessent mortellement… leur propre portefeuille… Quand je lis les détracteurs de l’édition papier à la demande ou des démarches des auto-édités papier, j’ai l’impression qu’ils ont la vision d’un auteur à succès, qui vend allègrement en direct au lecteur tout ses exemplaires, sous l’oeil chagriné des éditeurs et des libraires qui le regardent faire impuissant, la main posée sur le formulaire rose de Pôle-Emploi…

Pitié. C’est aussi intelligent que de prétendre que n’importe quel auteur publié au moins une fois dans sa vie en papier, gagnera un smic chaque mois – à vie.

Si ce que vous écrivez est moisi, il n’est pas acheté. Pas acheté = pas imprimé dans le cas de l’impression à la demande. Si l’auteur a payé trois cartons de son dernier bébé, il va démarcher des – devinez qui ?- libraires pour vendre son livre… avec 0 succès si le livre est blindés de fautes dès la quatrième de couverture. J’ai fais l’erreur de vouloir mettre en papier mon tout premier, clairement par excès de vanité (et par excitation à l’idée de le voir en papier).

Je me suis croûté. Lamentablement. Avec le recul, je comprend : le livre papier reste une forme physique du roman qui se doit d’être servie sur un plateau d’argent. Par la couverture, la qualité de son contenu, et la promotion qui va l’entourer pour mettre en avant tout les efforts qui ont été investis. Et je suis loin de ce niveau de qualité et de persévérance (surtout pour la promotion).

Et si quelques auteurs parviennent à distribuer leurs livres à la seule force de leurs poignets, endossant toutes les casquettes, en restant des artistes à part entière, on devrait les saluer à la façon dont on salue l’athlète qui traverse la Manche à la nage alors que le Ferry klaxonne à côté. Et non les dédaigner en les montrant du doigt comme des représentations d’une généralité fantasmée, coupable de coup de couteau dans la peau si fine de cette littérature maltraitée, fragile et mourante. Vision d’une littérature si frêle, que le moindre souffle imparfait la ferait vaciller vers l’oubli et l’auto-déstruction… Une vision. La mienne est aux antipodes de cette perception.

Non, cela ne met pas le reste de l’industrie littéraire en danger

Pour finir, comme d’autres blogs, auteurs ou chroniqueurs ne cessent de le rappeler : il y a un sacré paquet de saloperies illisible dans l’auto-édition. Oui, c’est vrai. Et nul doute qu’aux yeux de certains, mes livres en font partie. Pourtant, je vois ça comme une sorte de magma créatif primordial, dans lequel une sélection se fait à nouveau par le seul et unique juge naturel de cet univers : le lecteur.

Ce lecteur qui n’est pas cette petite chose fragile qui va cesser de lire des livres parce qu’il a saigné des yeux sur le dernier Kane Banway blindé de fautes. Non, cela ne met pas le reste de l’industrie littéraire en danger. Cette profusion de créations aux niveaux de qualités variés ne prouve qu’une seule chose à mes yeux : la créativité et la littérature sont deux entitées bien vivantes et trépidantes, preuve que l’imaginaire est bien vivante et frétillante.

Et en ces temps où l’acte de créer devient une lumière dans l’obscurité, vouloir ignorer avec dédain cette manne est, à mon humble avis, une erreur.

 

 

 

{Tuto 2} Créer un ebook : Etre publié chez Amazon, Kobo, et Ibook

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Votre livre est fin prêt, corrigé, mis en page et vous voulez le publier. Différents choix s’offrent à vous :

  • Vous inscrire sur les différentes plateforme de distribution que sont Amazon, Kobo, et iBook.
  • Vous inscrire à une seule plateforme qui s’occupera de diffuser votre livre au trois zoziaux ci-dessus ainsi qu’à X autre petites ou moyennes librairies (la Fnac, Scribd, Barnes & Noble et d’autre… que je ne connais pas)
  • Faire un peu des deux.

 

Il va falloir choisir, en sachant qu’une fois publié, il est bon aussi de suivre son évolution, ses ventes, ses promotions. Et s’il est parfois intéressant sur le moment d’ouvrir un compte chez chaque gros distributeur, cela peut vite devenir pénible d’avoir à se connecter à chacune de leurs interfaces pour obtenir un chiffre de vente, ou mettre en ligne votre dernier né. Tout est question de temps et de « feeling » personnel… à vous de voir.

En ce qui me concerne, je publie sur Amazon en direct, et je passe par Smashwords pour Kobo et Ibook (Apple). Pourquoi ? Amazon, parce que j’ai commençé l’aventure de l’autoédition avec eux, et Smashwords pour forcer Amazon a mettre mes livres en gratuit en plus de distribuer directement chez Kobo et Ibooks ainsi que chez une pléthore d’autre petites librairies internationale.

Je vais tacher ci-dessous de vous présenter les différents distributeur/fournisseur avec le plus d’infos utile possible pour vous aider à vous y retrouver ou à choisir :

Je fournirai pour chacun, le lien d’inscription, les royalties payés par le fournisseur en question, et quand c’est possible, les petits trucs de mise en page spécifique à chacun d’entre eux. Car oui, pour faire bref, ils sont tous chiant et surtout différent.

Petit rappel : je ne traite ici que de la publication d’une version numérique de votre bébé. Le papier, j’y viendrai dans un autre post, je pense… mais plus tard !

Kobo

Les trucs à savoir pour publier chez eux :

  • Remplir correctement la première partie du formulaire. S’il est incomplet, le chargement du fichier texte de votre ebook peut échouer sans plus d’information qu’un message d’erreur générique.
  • Si l’image est trop grande, l’interface risque de planter et plus aucune modification ne sera prise en compte. Le projet, s’il n’a pas été sauvegardé avant, est perdu.
  • Couverture 5 mo max (sous peine de plantage de l’interface).
  • Le format .docx et .doc est soi-disant supporté, mais la conversion transforme les paragraphes en saut de 5 pages… et toutes les images du livres sont placées au début.
  • Bonne nouvelle : Kobo supporte la table des matières automatique de Word ou le système par lien hyperlink décrite ici.
  • Le plus simple (haha) est de charger directement un fichier .epub, ce que je n’ai pas encore traité jusqu’ici, mais qui sera le sujet de mon prochain article… ( en bref : enregistrer au format HTML votre fichier et convertir avec le logiciel Calibre au format ePub)
  • Permet de mettre un ebook gratuit.

Mon expérience personnelle :

J’ai vendu chez eux les premiers exemplaires de ma Trilogie du Seuil, au prix d’un grand nombre d’arrachage de cheveux sur la mise en page, leur interface lourde et souvent buggée, qui vous plante pour un détail, et vous oblige à tout recommencer. Mais ce sont des ennuis (peut-être) spécifique à ma personne. Mauvais Karma…

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Formulaire d’ajout chez Kobo

Le vrai problème qui m’a fait abandonner la publication directe chez eux était le manque total de visibilité sur la distributions des livres. Tant que vous vendez sur le site Kobo, tout va bien, mais si jamais c’est une vente extérieure… Dans mon cas, un de mes livres publié chez Kobo, s’est automatiquement retrouvé chez Barnes & Noble, la Fnac et quelques autres boutiques affiliée à Kobo au fin fond de l’Australie (oui, l’Australie…). Chouette, me dis-je ! sauf que je voyais bien que des ventes avaient lieu là-bas, mais bizarrement, pas de retour dans les chiffres de Kobo… Rien. Nada. Comme si je n’avais rien vendu. Où allait l’argent ? dans quelle poche ? Et quand j’ai finalement supprimé mes livres de chez Kobo (avec moulte bug, difficulté et contact laborieux au service client), ils n’ont pas disparu des autres revendeurs qu’il m’a fallu alors contacter directement pour les obliger à les retirer…

Bref, il est possible que la gestion des ventes ce soit améliorée depuis mes derniers déboire. J’ai donc voulu réessayer ces jours-ci, mais impossible de saisir mes coordonnées bancaires dans le formulaire ad-hoc : bug, et refus de traitement. Ben tant pis… J’ai quand même voulu commencer l’enregistrement du dernier Crying Star pour voir : bug de l’affichage, bug de l’enregistrement du projet, bug au chargement du fichier .doc ou .docx… Pour épargner mon chat, j’ai fermé la page.

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C’est bon, je peux sortir ? Il a fermé la page de Kobo ?

 

 

 

Lulu :

  • https://www.lulu.com
  • Royalties par vente sur la boutique Lulu : 80%, et chez les revendeurs (Kobo, Amazon etc…) : 50%

Trucs à savoir :

  • Ne distribue pas chez Amazon, Kobo et iBook en numérique sauf si votre texte est en anglais (no comment).
  • Table des matières obligatoire, le système par lien hyperlink n’est pas accepté ( vos chapitres doivent impérativement utiliser un style nommé « Titre 1 » pour être reconnu lors de la conversion.)
  • Couverture : 612 x 792 et 72 dpi de résolution minimum.
  • Permet de mettre un ebook gratuit.

Je vais être honnête, je n’avais jamais testé Lulu auparavant. Je pensais juste faire un petit tour dessus histoire d’en parler ici, mais comme j’aime bien vous donner autant d’info que possible, j’ai voulu essayer pour de vrai, avec une nouvelle que j’avais juste mis sur Smashwords et oublié là. Donc pour vos beaux yeux (ok, non, juste les beaux yeux de mon article vu que je suis tout seul face à mon écran…) je vais vous servir de cobaye…

J’en profite donc pour triturer le texte encore un coup… et le mettre en page. Et comme je m’y attendais, le fichier doc ne lui plait pas. La table des matière, a encore frappé.

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Khaaaaaaan !

 

Et là on redécouvre la joie des règles qui changent chez absolument chaque distributeur… Là où chez Smashwords par exemple, un sommaire basé sur les liens hypertexte est accepté et même conseillé pour une bonne compatibilité avec iBook et autres compère… ici on nous explique le contraire… Grosso modo, la moulinette de Lulu crée lui même sa table, et la façonne selon les styles utilisés… à condition que le style soit nommé « Titre 1 » et non « Super Style Chapitre 1″… Oui c’est tout.

Autre détail chez Lulu, vous devez avoir des chapitres. Sinon votre texte est purement et simplement refusé automatiquement. Oui. Même pour une nouvelle de cinq pages. Alors on improvise…

 

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Lulu, sponsorisé par Picard.

Ensuite on arrive à la partie couverture. Comme chez d’autre fournisseur, on tombe avec un créateur, qui permet de choisir ou d’envoyer son image de couverture. Chez Lulu, le format d’image est de 612 sur 792 pixel et 72 dpi minimum. Le bon côté c’est que les chiffres indiqués ci-dessus ne sont pas une limite. Je viens d’essayer avec la couverture utilisé pour Smashwords, 1400 sur 1800 pixel, sans problème, leur logiciel reformate l’image mais ne propose pas de la recadrer à la façon Facebook pour les images d’en tête. En décochant des cases ont peut enlever le titre et le nom de l’auteur si votre image contient déjà ces informations.

On passe ensuite au standard : description, choix des catégories. Je ne dirai rien sur l’absence de case « fantastique », on triche en mettant fiction/général.

Et là, on arrive au clou du spectacle. Oui m’sieur dame. Après vous être fait suer à remplir les conditions imposées pour cet exercice de haute voltige : vous découvrez à la toute fin qu’en fait… Lulu ne publiera votre livre nulle part ailleurs que dans la boutique de Lulu…

Youpi !!!

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Sérieusement ?

Avec l’impression d’avoir très légèrement perdu mon temps, je termine le formulaire de soumission, et découvre avec une incommensurable joie ma superbe page « boutique » chez Lulu… Je vais être honnête : ne perdez pas votre temps… je viens de le faire pour vous !

 

Bookelis

  • http://www.bookelis.com
  • Royalties par vente sur la boutique Bookelis : 80%, et chez les revendeurs (Kobo, Amazon etc…) : 50%

Trucs à savoir :

  • Validation du texte entre 5 et 45 min selon la taille et sa complexité de mise en page.
  • Accepte la table des matières automatique de Word ou le système par hyperlink.
  • Met à disposition des gabarits sur cette page. Prenez n’importe lequel pour un eBook, ce sont les styles qui importent le plus.
  • Couverture : 1400 pixel de largeur minimum. Pas de taille limite indiqué.
  • Permet de publier un ebook gratuit.

Comme pour Lulu, je ne connais que de nom : j’ai tenté il y a peu un concours qu’ils avaient organisé et que j’ai misérablement perdu (concours ouvert à tout les auto-édités, mais les trois gagnants étaient « comme par hasard » uniquement auto-édité chez eux. Grumph ? Grumph…). Mais mon égo meurtri n’est pas une excuse suffisante pour les snober : l’interface est très simple et surtout m’a semblé fluide (comprendre par là que je n’avais pas l’impression de charger un dico à chaque clic. )

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Jusqu’ici, tout va bien…

Le fichier texte, une fois soumis prend un peu de temps a être traité. Mais une fois validé, il est disponible sur la boutique de Bookelis immédiatement. On voit en revanche que la panoplie d’outil de promotion est assez énorme… moyennant finance, ce qui est normal.

Corrections, mise en page, campagne de pub, promotion, édition, même la pub video est proposée… La totale, si vous avez 2000€ à claquer en communication. Ma carte bleue viens de pousser un cri d’angoisse, là-bas, dans mon portefeuille. Mais non Pépette, on est pas assez riche pour ce genre de chose va !

Pendant que je calmais ma pauvre Pépette, ma CB asthmatique, je vois qu’on peut maintenant demander le passage en « Premium » pour accéder à la distribution chez Kobo, Amazon et iBook. Ainsi que remplir l’ISBN et choisir de virer Kobo et iBook de la boucle (juste pour moi car je suis chiant. Mais vous, vous les garderez !).

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Bon, en réalité, comme ma nouvelle est gratuite, je n’ai aucun interêt à la publier via Bookelis, cela me ferait un troisième site à consulter pour avoir des statistique de vente, il s’agissait juste de tester pour l’écriture de cet article : Mais si un jour Smashwords me casse les pieds, je serai certainement tenté de déménager mes billes chez eux… En comparaison de Lulu en tout cas, c’est le jour et la nuit niveau utilité ! Seul bémol, un pourcentage de royalties un poil plus faible chez Bookelis que chez Smashwords. Mais Smashwords, c’est en anglais, et ça, je sais que c’est un poil gênant pour beaucoup.

 

Smashwords (Site Anglais)

  • https://www.smashwords.com
  • Royalties par vente sur la boutique Smashwords : 88%, et chez les revendeurs (Kobo, Amazon etc…) : 60%

Trucs à savoir :

  • Trés pointilleux sur le fichier à charger : format .doc (pas docx), propre.
  • Ne supporte pas la table des matières Word. Par hyperlink exclusivement.
  • Produit des fichiers tellement propre qu’on peut les réutiliser chez les autre fournisseurs…
  • Permet de publier un ebook gratuit.
  • L’Isbn n’est fournit qu’après une première soumission du texte. Il vous faudra assigner votre ISBN, éditer le texte, ajouter l’ISBN dedans, puis le re-soumettre pour valider un passage en catalogue Premium (distribution Kobo/Ibook).
  • Ne distribue pas chez Amazon

Smashwords est le revendeur que j’utilise en plus d’Amazon pour la distribution de mes livres. L’interface spartiate ne paye pas de mine, mais ne rame pas, ne plante pas, et fonctionne simplement. Par contre, pas de créateur de couverture : soit vous la fournissez, ou soit vous la fournissez. Le fichier de votre roman doit être littéralement parfait lorsque vous le soumettez, sous peine de se voir refuser la distribution « premium » chez Kobo et iBooks.

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Et l’assignation d’un ISBN est très mal faite : vous devez d’abord soumettre votre bouquin, qu’il soit validé, ensuite seulement vous pourrez lui assigner un ISBN. Celui-ci devra donc être ajouté à votre fichier texte, et re-soumis à Smashwords pour validation en premium.

Mais une fois que c’est fait, l’édition des prix, le suivi des ventes et autre outils de modification du livre, tout se fait très simplement.

Les bémols :

  • Kobo refuse de transmettre à Smashwords le nombre des exemplaires distribués gratuitement sur son site. Ce qui est très, très vache.
  • Ne publie pas chez Amazon (moi ça m’arrange). Seul les livres distribué à plus de 1000 ex. peuvent voir cette option se débloquer.
  • Est 100% en anglais.
  • Pour obtenir un prix à 2,99 chez Kobo ou autre, vous devez faire chauffer la calculette et jouer avec les pourcentages, en sachant que le cours du dollars fait changer le prix de temps en temps…
  • Paiement via Paypal des royalties (c’est pas vraiment un bémol, mais un bon vieux virement bancaire m’aurait arrangé)

 

Amazon (KDP)

  • https://kdp.amazon.com/
  • Royalties pour les ebooks de 0,99$ à 200$ : 30%
  • Royalties pour les ebooks de 2,99 à 9,99$ : 70%

Les trucs à savoir :

  • Ne permet pas de publier un ebook gratuit.
  • Couverture : 625 x 1000 mini, 50 mo max. Recommandé : 2500 de hauteur, 72 dpi.
  • Reconnait la table des matières automatique de Word… à condition de la placer avant le texte. Ne reconnait rien, aucune table ne passe. Il est préférable de lui fournir un .epub ou un .mobi déjà propre… Je vais écrire un article spécifique à la conversion avec Calibre je pense…(en attendant je triche : la conversion au format Mobi de Smashwords est tellement propre, que je la donne à Amazon.)

On ne présente pas la plateforme Amazon… Mais pour faire simple, sa partie « Kindle Direct Publisher » offre la même chose que les autres… en moins bien. Seul avantage de passer directement par eux (ce que je fais), est un plus grand contrôle des options de ventes, suivi et mise à jours du texte. Que ce soit les options de promotion ( 5 jours de gratuité tout les 2 mois, tarif dégressif sur une courte période etc…). Comme Kobo/Lulu/Bookelis, KDP propose un service de couverture basique.

Autre petit avantage que je n’utilise pas encore, car il vous prive des ventes chez Kobo et iBook : donner l’exclusivité de la distribution à Amazon en inscrivant votre livre au KDP Select, ce qui vous donne droit à une toute pitite somme à condition que des gens « louent » votre livre et le lise. Perso, je n’ai jamais été convaincu. Plus de plateforme= plus de visibilité. Moins de plateforme= moins de public. A utiliser une fois que vous aurez votre lectorat, et des ventes régulière de vos ouvrages, vous pouvez considérez de publier une ou deux bricoles en exclusivité Amazon.

Les gros points négatifs sont les suivants :

  • Obligation de mettre un texte à 2,99$ minimum pour toucher 70% de son prix de vente (à ma connaissance ce sont les seuls à pratiquer ce genre de tarifs).
  • Impossibilité de distribuer gratuitement un ebook définitivement en dehors des 5 jours : il faut tricher et signaler un prix plus bas ailleurs (donc obligation de publier ailleur.)
  • Outil de suivi des ventes un peu confus (courbe de vente unique mélangeant tout les livres, il faut jouer avec les menus déroulant pour isoler tel ou tel livre pour en voir les performances. )

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iBooks (Apple)

Infos à venir:… ayant toujours utilisé Smashwords pour publier chez eux, je n’avais pas réessayé de tenter l’aventure depuis un ou deux ans : formulaire exigeant un numéro des impôt US (l’EIN), à demander par courrier à l’époque… j’avais abandonné. Mais pour être complet, j’ai décidé de refaire l’essai, ce qui prend un peu de temps…!

En attendant le détail de la procédure, je me suis contenté jusqu’ici d’utiliser Smashwords pour distribuer chez iBooks, et je dois admettre ma surprise en voyant le peu de vente chez eux, comparé au géant Amazon et Kobo qui le talonne, surtout pour les gratuits.

 

 

 

 

 

{Tuto 1} Créer un ebook : Mettre en page mon texte, pourquoi et comment ?

?

Moi, en regardant le résultat de ma première conversion Word > Kindle.

Votre livre est prêt, vous avez souffert, bloqué, rongé, gratté la tapisserie et rendu fou/folle votre conjoint à force de cette « trituration » mentale proche du cannibalisme intellectuel… Maintenant, il faut le publier, et vous avez choisi le côté obscur de la Force : l’auto-édition.

Ici, je vais simplement essayer de partager les petits bouts de connaissances que j’ai pu glaner ici et là, et il va sans dire : on peut toujours faire autrement. L’ebook est un support numérique, et comme pour tout ce qui touche ce domaine :  il y a autant de solutions que d’utilisateurs concernés !

Je publierai régulièrement des articles concernant les thèmes suivants :

  • Mettre en page mon texte, pourquoi et comment ? ( Ça vient, c’est juste en dessous !)
  • Être publié chez Amazon, Kobo, et iBook
  • Suivre ses ventes, promotions et prix.
  • Petits trucs et astuces post publication

Attention: je n’ai publié que des ebooks type romans : Pas d’images, pas de BD, que du texte sous forme standard à savoir « Couverture-titre-chapitre-texte-Table des matières ». Raison pour laquelle je ne parlerai pas des subtilités inhérentes à la publication d’un ebook d’image+texte pour enfant par exemple, ou d’une BD avec du contenu graphique : quand je ne sais pas, je me tais…

Voilà pour l’intro, passons à la première étape :

Mettre en page mon texte, pourquoi et comment ?

Une petite table des matières en premier (il y a une raison…):

 

Imaginons que vous voulez mettre votre futur ebook chez Amazon (KDP). Vous vous êtes inscrit, vous avez rempli avec fierté les champs « titre » et « auteur » du formulaire, vous venez de finir de copier/coller la description et de choisir/créer une couverture. Reste à envoyer votre texte. C’est un détail, mais ça compte…

Il faut savoir que lorsque vous « chargez » votre fichier, celui-ci va être passé dans une moulinette pour le transformer en ebook. Idem chez Kobo ou autre. Vous donnez un fichier .doc ou .docx (Word) et il le tripatouille pour en faire un fichier avec une table des matières, lisible sur Kindle. Vous pouvez aussi essayer d’utiliser un logiciel comme Calibre pour convertir au bon format directement avant de l’envoyer (je parlerai de Calibre plus en détail plus tard).

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Jusqu’ici, tout va bien…

La conversion vous indique que tout va bien (ah, le traître!) et tout content, vous validez et envoyez le tout à Amazon. Qui va repasser derrière et vérifier votre fichier. Deux jours plus tard, Amazon vous répond qu’il y a 150 erreurs dans votre manuscrit, des erreurs de fichier NCX, des « parse error » à la ligne 28 48, etc. Oui, parfois même en passant par Calibre pour avoir un fichier Mobi d’apparence parfaite.

Pour résumer grossièrement, votre fichier texte a été converti en une sorte de page web. Avec du code avant et après chaque mot possédant un formatage particulier (police, taille, couleurs, retrait de ligne, etc.)  pour « traduire » au plus prés votre mise en page, dans un langage compatible pour toutes les liseuses de vos futurs lecteurs.

C’est là que l’horreur commence. Plus la moulinette à ebook doit « traduire » des répétitions de mise en page (taille 11, puis 14, puis 11 encore mais trois lignes plus loin, puis changement de police etc…), plus le risque d’erreur augmente. Sa traduction « au plus prés » de votre mise en page engendre des erreurs de codage, et décale des morceaux entiers de votre texte quand vous ouvrez un aperçu du fichier. Entre la table des matières qui disparaît, le texte qui part en sucette avec des sauts de lignes incongrus, des paragraphes collés en mode parpaing monochrome, il y a de quoi devenir taré.

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Au commencement, le Style…

Pour éviter cette déconfiture, l’idéal est donc de commencer lors de l’écriture elle-même (pour les autres, j’y viens plus bas). Car c’est là que vous pourrez économiser de la sueur et des larmes, pour éviter les paragraphes qui font une sex-tape dans un coin de page ou les tabulations ninja : elles sont là, mais on ne les voit plus…

La première étape ? Les styles :

Il n'y a pas de message subliminal dans cette image. Non.

Il n’y a pas de message subliminal dans cette image. Non.

Qu’est-ce qu’un style ? C’est un bouton de votre logiciel d’écriture préféré, qui permet d’appliquer un formatage prédéfini à votre texte.

Par exemple le style Normal ci-dessus est un combo de : Justifié, police Georgia, taille 14, normal, première ligne du paragraphe décalé de 1,25cm.

Le tout en un clic. L’idée est que pendant votre écriture, vous évitiez autant que possible de sélectionner manuellement un texte, puis d’appliquer séparément 15 options sur votre sélection. Car ces 15 options seront traduites par 15 lignes de codes supplémentaires, qui seront probablement responsable d’erreurs par la suite.

Autre avantage, si vous utilisez par exemple un style nommé Toto, basé sur du Arial 14, puis à la 301e page vous changez d’avis, et voulez une police Verdana 13, il vous suffira d’éditer le style et tout le texte précédemment écrit en style « Toto » sera édité automatiquement. En épargnant tout les titres de chapitre qui bien sûr, ont le style « Chapitre » d’appliqué au préalable.

À noter que le style peut et doit remplacer l’utilisation de la touche Tab pour décaler votre texte ou encore pire, si vous aimiez utiliser la barre espace pour obtenir ce fameux décalage en début de paragraphe qui fait fureur dans les « vrais » livres. Évitez. Éditez le style que vous utilisez pour le texte de votre roman, la méthode en image :

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Ici vous pouvez déjà modifier pas mal d’options, mais pour le retrait en début de chaque paragraphe, c’est dans le menu déroulant en bas à gauche.

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Modifiez les champs comme ci-dessus, ou mettez d’autre valeur en gardant un oeil sur l’aperçu.

L’utilisation des styles impose au convertisseur texte> ebook de suivre une structure prédéfinie et propre, d’autant plus si elle est simple (pas de police exotique, même si c’est faisable), et empêchera le logiciel convertisseur d’improviser une mise en page bizarroïde qui vous fera hurler « Khaaaaaaaan ! » devant votre écran.

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En résumé : évitez les espaces farfelus de 40 km de long pour décaler votre texte ou les tabulations (configurez ça dans le style dont dépend ce texte), les retours à la ligne par bataillon pour laisser une page vide (utilisez un saut de page). N’utilisez pas d’en-têtes ni de pieds de pages ou bien évidemment de numérotation de pages, inutile au format numérique…

Sac à puces

Autre détail à ne pas négliger pendant l’écriture : les tirets des dialogues.

Sur Word par exemple, l’utilisation d’un tiret, puis d’un retour à la ligne va automatiquement activer le système des puces : une mise en page spéciale pour les listes. Très pratique dans certain cas, c’est l’horreur au moment de la conversion. Très souvent, le programme de conversion ne va voir que « liste à puce ». Et transformer un :

— Salut Roger !

en

  • Salut Roger !

Car pour lui, c’est juste une liste à puce. Il ne va pas forcément regarder quel caractère vous avez choisi pour cette liste, et donc mettre sa puce par défaut, à savoir le gros point noir. Une chance sur deux que ça passe. Et quasi 100% de chance qu’au milieu de votre texte, il vous colle un ou deux points noirs.

À désactiver impérativement pour éviter les mauvaises surprises : Sous Mac ou pc, vous trouverez le réglage pour les puces sous Outils et corrections automatiques.

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Petit aparté, même si je doute qu’il lise cet article : désolé Lilian, je suis presque sûr de t’avoir envoyé des fichiers avec listes à puces… j’ai honte. Je me fais tout petit…petit…

C’est déjà trop tard ? Oups…

Malheureusement, on se retrouve parfois à travailler sur un vieux texte, très mal formaté, ou simplement une conversion d’un vieux fichier passé à travers plusieurs logiciels différents. Et lorsqu’on tente de le transformer en ebook, le résultat est un charabia d’erreurs.

Il n’y a hélas pas de solution « simple » et rapide à ma connaissance. Du radical et de la patience seront nécessaire pour rattraper le coup.

  • Soit vous reprenez votre texte paragraphe par paragraphe pour lui appliquer le style qui va bien, supprimer les puces qui gênent, etc.
  • Soit vous pouvez tenter de jouer avec les paramètres de certain logiciels pour « nettoyer » votre texte lors de la conversion comme avec Calibre ou Sigil qui permettent de contrôler de manière très précise la construction de votre ebook (mais de manière technique, il faut aimer le codage HTML). Malheureusement, ce n’est pas parce que Calibre parvient à convertir votre fichier avec succès, qu’Amazon va l’accepter tel quel… retour à la case départ si des erreurs apparaissent.
  • Il y a l’option dite « atomique », qui permet de supprimer toute information de formatage, ne gardant que du texte brut. Mais supprime aussi tout ce qui est gras, italique ou souligné. Je recommande donc cette méthode si vous avez peu de ce genre de formatage (attention, les puces ne sont pas du texte, c’est un style qui sera supprimé par cette manipulation, donc assurez-vous de vous en être débarrassé avant…) :

Copiez l’intégralité de votre texte, ouvrez le bloc-note (pas Wordpad) (menu démarrer et tapez « notepad », ou accessoire/bloc note), ou Textedit sous Mac, et coller votre texte dans un nouveau document texte. Sous Mac, il est nécessaire de passer par le menu « Format/Convertir au format texte » une fois le texte collé.

Une fois cette manipulation effectuée, toute la mise en page est supprimée, ainsi que les ajouts de codes des différents logiciels qui ont tripotés le texte dans le passé… Tout. Ne reste que le texte brut avec ses sauts lignes.

Re-copiez ce texte « propre » et collez-le dans un nouveau document de votre traitement de texte préféré. Le texte y apparaîtra propre et nu de formatage, à vous d’effectuer la mise en page via les styles, sans oublier d’enregistrer votre travail régulièrement (surtout si vous êtes sous pc. Oui, Microsoft, je te regarde, toi et tes mises à jour à la c***)

À l’heure où j’écris ces lignes, je n’ai malheureusement pas trouvé de solution pour « nettoyer » un texte de ses puces autrement qu’en repassant sur chaque dialogue pour les remplacer par le tiret qui va bien… A l’ancienne.

Personnellement, je préconise l’enregistrement au format .doc de votre bouquin, pour plus de compatibilité avec les « moulinettes » d’Amazon et consort. Smashwords en tout cas est le plus pointilleux sur le format, mais sa conversion finale est effectivement très propre, à tel point que je l’utilise pour alimenter Amazon sans qu’une seule erreur ne me revienne.

Et enfin, la Table des matières…

Le truc qui m’a presque rendu chauve au début de mes premiers pas dans ce fatras de logiciels, formats, et autres supports : la Table des matières.

Impossible de la voir apparaître convenablement sur Amazon, elle disparaît carrément chez Kobo ou pire : me fait croire que tout va bien, mais ne fonctionne pas quand on clique dessus.

Word propose un système de table des matières que j’ai tenté, en suivant l’aide d’Amazon, d’utiliser avec plus ou moins de succès. Jusqu’au moment où vous bougez un peu le texte et la, c’est fichu. Et de réaliser que Kobo (il y a deux ans en tout cas) n’acceptait pas ce genre de table des matières.

Le plus simple/souple et surtout le plus compatible reste d’utiliser le système des signets. Votre livre étant transformé en une sorte de page web par les logiciels de conversion, il est plus simple encore une fois de leur mâcher le travail pour être sûr que c’est fait correctement. En gros, si vous avez cliqué sur un lien au début de cet article pour arriver jusqu’ici directement, c’est exactement le même principe.

Il suffit sous Word de créer un chapitre final que vous nommerez sobrement « Table des Matières » et d’y faire la liste desdits chapitres. Ensuite, pour chaque chapitre, vous sélectionnez son intitulé dans le texte pour lui associer un signet ( chap1 pour le chapitre 1…). Mais pour le coup, en image c’est plus simple. Par contre, ce sera sur Word, mais je devrais pouvoir vous pondre ça sur Open Office si besoin… :

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Vous sélectionnez votre titre de chapitre, sélectionnez le menu Insertion/Signet… Dans la nouvelle fenêtre, donnez un nom sans espace et cliquez sur ajoutez… répétez pour chaque chapitre.

 

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Sélectionnez votre futur lien de chapitre dans la partie « Table des matières » et cliquez sur Insertion/Lien Hypertexte. Dans la nouvelle fenêtre, sélectionnez l’onglet Document, puis Rechercher.

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Et enfin, dans Indicateurs de signets, sélectionnez le signet correspondant à votre chapitre. Validez par Ok les deux fenêtres. Répétez l’opération ad nauseam jusqu’à la mort de la table des matières…

 

Ce système a le mérite d’être bien interprété par tous les convertisseurs, et esquive les erreurs « NCX ». Même si parfois, la simple utilisation des styles fait que certains logiciels reconnaissent un chapitre en raison de son formatage différent.

Enfin, et pour terminer, n’hésitez pas à prendre le temps de vérifier la mise en page finale, en feuilletant votre livre, tester la table des matières pour être sûr que le lien « chapitre 3 » n’a pas été assigné au signet « chapitre 4 », etc.

J’ai balancé un peu en vrac tout ce qui me venait à l’esprit, mais j’en oublie sûrement un paquet… n’hésitez pas, si vous avez besoin d’un coup de main !

Prochaine étape, choisir son distributeur…

 

 

 

 

 

Joyeux mensiversaire… Et sinon, la partie 3 ?

 

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« On a réussi… »

Je viens de réaliser que cela fait plus d’un mois que les deux Crying Star sont sortis… et ils sont toujours bien vivants ! J’ai un peu de mal à y croire, mais ils n’ont pas disparus, ne sont pas enterrés, et continuent à être lus et… appréciés !

Car dans l’univers implacable de l’ebook (et de l’auto-édition), j’ai remarqué que les « nouvelles sorties » ont une espérance de vie d’environ une semaine ou deux avant de commencer à plonger dans les abysses de l’oubli éditorial. Sauf pour quelques veinards qu’on regarde avec un œil humide. Mes bouquins comme la Main du Mort, l’Auberge, ou à l’époque les tomes 2 et 3 de ma trilogie du seuil ont vécu ce drame du « mort-né ».

Mais plus d’un mois après leur sortie, les Crying Star se portent très bien, je vous fais grâce des chiffres, sinon j’ai l’impression de faire de la pub ce qui me rend honteux, et donc m’énerve. En résumé : ils sont vivants et bien vivants.

Je travaille actuellement à la partie 3, qui est encore en phase d’écriture. Je ne perds pas espoir de la terminer avant la fin janvier, mais la somme de travail qu’elle nécessite est — je dois bien l’admettre — plus grosse qu’anticipé : À la base, je me contentais d’éditer quelques détails ici et là du manuscrit d’origine. Mais les changements que j’ai opérés dans les deux premières parties ont totalement modifiés la structure de cette fin du récit d’origine.

J’ai perdu beaucoup de temps au départ en voulant m’accrocher à ce que j’avais écrit dans la première version (par flemme ou pour des raisons sentimentale, j’hésite encore…). Avant de réaliser que le récit devenait bancal, et trop manichéen.

J’ai dû me résoudre il y a quelques jours à supprimer le dernier quart du bouquin pour recommencer de zéro. Ce qui me fait peur dans un sens, car j’ai aussi pris l’habitude d’écrire, puis de laisser décanter un long moment avant de reprendre pour corriger et modifier le tout… Ce que je ne pourrais pas faire si je le sors fin janvier ou mi-février.

Bref, je n’en suis pas encore à le sortir. Pour le moment, j’en suis encore à placer mes pièces pour la bataille finale, et à faire le tri entre qui va vivre et qui va mour… oups pardon… Je mens, je sais déjà qui…

Encore, mais toujours, un grand « Merci » aux commentaires sur Amazon, et aux étoiles sur Kobo… je ne le répéterai jamais assez : vous ne réalisez pas à quel point vous m’aidez !

 

 

 

 

 

 

Bilan 2015 : 2921

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Content ? Oui.

Comblé ? Oui.

J’ai écrit, j’ai créé, j’ai partagé.

J’ai été lu, critiqué, et surtout, visiblement apprécié.

Cette année, j’ai pu mettre un point final à des projets qui me semblaient morts depuis des mois, et d’autres ont purement et simplement été ressuscités pour prendre une belle ampleur en cette fin d’année.

En chiffre, si je cumule les distributions gratuite et payante de toutes mes publications de janvier jusqu’à ce jour, j’atteins le chiffre de 2921 exemplaires vendus ou distribués gratuitement. Non, je ne roule pas en Porshe. Pas avec les 30 euros que j’ai gagné cette année (dont la moitié issue des ventes de Crying Star partie 2, cette semaine)…

Mais dans ma tête ? Oui. On peut dire ça. J’ai le vent dans mes cheveux et je tire la langue comme un chien à la fenêtre d’un vieux pick-up Ford cabossé (désolé je n’aime pas les voitures de sport) tout en regardant les champs de maïs se plier sous le vent d’un printemps aux promesses chaleureuses…

La nouvelle Trois Secondes a trouvé son public… depuis six mois ! Crying Star m’a offert ma « première fois » où un lecteur me contacte via Facebook pour me dire qu’il a vraiment aimé ce livre et qu’il lui tarde de lire la suite. Merde, la dernière fois que j’ai eu l’impression d’exister au milieu des quarante milliard d’auteurs auto-édité, fut lorsqu’une correctrice chez un éditeur me laissa tout un message pour dire qu’en gros, ben merde, c’était de la bonne… en parlant du tome 2 de la Trilogie du Seuil… (à paraître en 2016, j’espère… ô L’Ivre-Book si tu lis ces lignes…)

C’est l’année où je n’ai toujours pas pris de claques ni de commentaires incendiaires. Ce qu’on m’a jeté à la figure, je le méritai : mes sempiternelles fautes, et erreurs au sein de mes textes autopubliés… dont je ne peux que m’excuser sans cesse, pour ce manque de respect, sincèrement. Mais j’y travaille, et les dernières parutions sont moins mauvaises que les premières, mais on est encore loin d’un résultat professionnel… Donc ces étoiles perdues, je ne les méritais pas.

Mais en parlant d’étoile, j’ai eu le bonheur (j’allais écrire « plaisir », mais ce n’est clairement pas le terme approprié pour ce que je ressens quand je découvre ce genre de chose…) d’avoir des retours en notation sur quasiment tous les livres que j’ai publiés.

« Dusk » le premier tome de la Trilogie du Seuil avait établi pour moi le record à 19 commentaires sur Amazon en deux ans, Trois Secondes en est à 9 en six mois. Crying Star partie 1 en récolte déjà 2 en une semaine… Chacun de ces avis compte, motive, et m’aide. Oui, même ceux à une ou deux étoiles sur cinq concernant ce défaut que j’ai mentionné plus haut…

2129. Bon sang. Amusons-nous à continuer, et voir jusqu’où ce chiffre peut aller. J’ai tellement d’autres histoires qui réclament passage dans ce monde, tellement d’autres graines qui sont plantées dans mon jardin qui attendent que mon regard se perde entre ces feuilles vertes et tendres…

Bonne année, et surtout, créez.

PS: Ce bilan est une vue introspective de mon rêve d’être auteur. Il est volontairement tourné sur mon petit nombril (velu). Pour ma vue du monde et le bilan de cette année 2015 dans le monde réel, tout est dans mes livres…

PPS : on me signale  que le chiffre de 2921 est erroné : en effet Kobo n’informe pas des ventes d’ebook gratuit. Seulement les payants (j’espère…). Et vu le nombre de votes sur chacune de mes publications chez eux, je pense que c’est positif… alors, 3000 ?

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