Ecouter de la musique en créant un monde…

Il y a quelque mois, je me suis fait le petit plaisir de m’offir un joli casque, pour m’isoler un poil plus du monde extérieur. En effet, car non content d’être un asocial (il parait que c’est vendu dans certain package cheap « Ecrivain pour les nul »), j’ai eu envie de me soustraire aux joie d’être papa de charmants bambins – que j’aime et adore par dessus tout – charmant mais terriblement bruyant…

Demander à un enfant d’être silencieux en boucle pendant 4 heures était certes une solution plus économique, mais je l’ai trouvé un poil contraignante…

Donc casque. Et qui dit casque dit musique.

Et qui dit musique dit influence. Je ne sais pas ce que vous écoutez, mais personnellement quand j’écris, « exit » toute musique contenant des paroles. C’est relativement simple pour moi, je n’écoute que de la musique de film orchestrale ( oui, pas de blabla, pas de chanson, pas d’effet sonore spécial qui paraîtra désuet dans un siècle, que du bon vieil orchestre). Ce genre de gout musical m’a souvent valu d’être le pestiféré des groupes, tout âge confondu (qui a dit qu’il y avait un lien avec mon associabilité ??). Ou du moins de me tenir en retrait de la plupart des groupes où les demoiselles étaient mignonne…

Bref. La musique de film est crée dans le but d’accompagner des images. Un mouvement, un décors, une action, voir un sentiment. J’évite les composition de John Williams (pour les noob de la chose : c’est le compositeur de Star Wars, Indiana Jones, Superman etc…) car il utilise trop de leitmotiv qui sont bien trop attaché aux personnages des films en question. J’ai besoin de quelques chose de plus général, plus facilement détachable de son contexte. Je sélectionne parfois par rapport à ce que j’écris, du James Newton Howard quand il y a du voyage ou de l’action « soft » selon les cas ( en ce moment pour la suite de Dusk j’étais souvent sur Wyatt Earp). Si l’ambiance est sombre, proche du gothique j’attaque avec du Danny Elfman (le chouchou de Tim Burton)…Surtout avec Night Breed que j’ai bien trop écouté en visualisant mes propres décors survolé quand j’étais gosse. Récemment Elfman était mon choix privilégié pour une histoire de vengeance mijoté sur une bonne décennie, dans un monde qui venait de vivre sa révolution industrielle : sombre, sale, brumeux, recouvert de canalisation en tout sens.

Au final malheureusement, en relisant certain passage écrit sous perfusion de musique, j’y perçois des différences, des changements dans les phrases où même l’action. J’y suis très sensible, du coup, dans la mesure du possible, je tente d’écrire dans le silence car c’est là que je suis le plus immergé dans l’histoire que j’écris avec la quasi certitude d’écrire du 100% moi.

Par contre il y aussi ces moments purement magique.

Ces moments où la musique accompagne tout simplement votre écriture, lorsque vous mettez toute les pièces d’une scène tragique en place et que vous appuyez sur le domino final, que les mots coulent d’eux même pendant que les notes s’envolent dans vos oreilles, épousant parfaitement ce que vous décrivez et pousse même le vice jusqu’à s’arrêter après votre point final. Cela m’est arrivé à deux trois reprise, et chaque fois ce fut des moments que je peux qualifier d’intense.

Dans ces moments là je m’arrête après ce pic, j’ôte le casque lentement et je ne peux m’empêcher de regarder autour de moi…sûrement avec un air très proche du docteur Emett Brown

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