Bout d’chemin

Il y a un an, j’ai décidé de me coller derrière un clavier pour faire autre chose que de tuer des monstres ou dépanner des gens de leurs problèmes informatiques. Non pas que l’un ou l’autre ne soit pas passionnant, mais au final, ce n’était pas vraiment un aboutissement en soi.

J’ai me suis alors consacré à créer une flopée de personnage, inspiré de création passée et présente. J’ai parfois emprunté la trame du monde réel tel qu’il se présente à mes yeux. Dusk, le Dévoreur et un autre roman ont vu le jour.

Mais ces trois premiers, aussi agréables (dans un sens sado-masochiste du terme) qu’ils aient été à mettre au monde, m’ont laissé un désagréable arrière-goût de « j’ai loupé quelque chose ».

Chaque fois que je corrige un de mes textes, je le fais sous une nouvelle lumière, un nouvel angle. En ce moment j’ai terminé le premier jet de mon histoire de SF, et bien sûr, je me suis attelé à sa relecture.

Et là, le drame. Là où je m’auto congratulais de mon avancée ( whouhou, j’arrive à finir mes bouquins sans même me forcer maintenant !)  j’ai réalisé a quel point l’histoire était plate. Ses personnages étaient plats. Mon héros avait son noyau dur de principe, et rien ne l’ébranlait dans ses convictions, jusqu’au point final. Et moi, tel un consciencieux et sympathique revendeur de destiné à réchauffer au micro onde, je lui ai pavé son chemin de bonnes âmes charitable et serviable.

Sauf qu’on n’évolue pas en restant dans son train-train quotidien, on ne réalise jamais vraiment certaine chose que lorsqu’on les perd ou si l’on est confronté à des évènements qui nous marquent, nous transforment.

Dans mes grandes sessions de correction de ces derniers jours, j’ai réalisé que mes précédents bouquins n’ont perdu que très peu de poids lors de leur relecture. Mes personnages ont-ils assez évolué ? ont-ils suffisamment subit d’épreuve ? Peut-être. Peut-être pas assez.

Ce qui est sûr, c’est que j’ai appris à me replonger dans le texte, à souligner certains traits de caractère de mon personnage principal, le mettre plus en avant, approfondir certains des personnages secondaires et rehausser au final son évolution. Et me permettre de mettre en avant un propos que j’ai toujours désiré faire valoir : ma vision du monde, de ces étranges humains qui nous entourent chaque jour, qui font notre quotidien, nos malheurs ainsi que nos bonheurs.

Manipuler un être humain tous les matins du bout de votre clavier, tripoter sa destinée, le mettre à l’épreuve et le voir échouer ou survivre… tenter de manipuler le lecteur pour l’acculer dans un recoin sombre de sa personne pour lui montrer du doigt quelque chose de vomitif… ou d’instructif… ou les deux. S’envoler dans l’espace et virevolter, libre de tout et de tous…

Sérieusement ? Je n’ai pas envie de retourner bosser à la hotline…

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