Archive for the ‘ Blanche-Neige ’ Category

Monde réel, je te hais…

 

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Le retour à la réalité fait toujours un peu mal. Même s’il est nécessaire pour remplir le frigo ou financer une installation non loin d’une jolie forêt…(la photo vient d’un endroit à 10 min à pied de mon pas de porte. Ça mérite quelques sacrifices bon sang…)

Ma condition d’asocial maladif n’arrange rien, mais je fais avec (il paraît même que je me suis amélioré avec le temps…). En attendant, je n’ai pas eu l’occasion ni de terminer Blanche qui commence à croupir dans son coin de disque dur ni de reprendre les autres histoires que je m’étais mises de côté pour les jours sombres. La hantise de ne pas terminer ce que je commence revient lentement, mais sûrement.

Pourtant, dans un coin de mon cerveau atrophié, s’agitent toujours des idées, des plans, des bouts de phrases et de corrections qui iraient bien ici ou là. La machine n’est pas morte, heureusement. Mais elle peine à redémarrer. Je sens un bon vieux « creux créatif » qui va me ronger de culpabilité…

Alors pour faire bonne figure, j’écris un article ici. Je vais participer à quelques appels à texte, ou juste écrire le texte sans l’envoyer, car l’exercice m’amuse en lui même, le côté concours m’agace. Je vais continuer à rafraichir la page de mon compte Bookly au cas où j’aurais raté le mail de refus ou d’acceptation de mon manuscrit de space opera. Curieux d’ailleurs comme cette histoire me hante ces derniers jours. Autant mes autres accouchements me laissent des souvenirs de pénibilité, autant ce manuscrit-là ne m’évoque que « simplicité » et « ça coule de source ». Je crois que je le tiens en trop haute estime en raison du propos qui n’est qu’un maladroit reflet de mes propres idées et désirs d’incorrigible bisounours.

Mais, peu importe, une fois cet article posté, j’attaque les corrections (oh combien nécessaire) du Tome 1 de la Trilogie du Seuil en vue de sa (re)-publication… Surtout que la trilogie était ma seule source de revenus ces derniers mois, et que j’ai enlevé le tout de la vente justement pour préparer la réédition…

Non, je n’irai pas faire une lessive ni récurer le parquet. Non, je n’irai pas faire de courses ou un gâteau. Au revoir, excuses bidons, je dois profiter des quelques jours de libre qu’il me reste avant de retourner soulever des cartons de viandes congelées…

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Le dernier né est là : un petit thriller pour le 12…

La main du mort

Roulement de tambour, il est là, il est prêt à s’en prendre plein la trogne, le p’tit dernier de la famille, un vilain canard qui plus est (pas d’épée, pas de magie, pas de voyage entre les mondes…) Bref, un petit thriller histoire de goûter au genre… Disponible sur Kindle et bientôt sur Kobo.

Entre deux cartons de déménagement, et une pause sur miss Blanche Neige (*grince des dents*), j’ai enfin pu dégoter ce qu’il me manquait !

– Non, pas un cerveau, désolé. Ni un Bescherelle, j’en ai déjà un…

– Une illustratrice, et une qui fait des étincelles avec sa tablette (ou autre)…

J’ai pas mal cherché quelqu’un qui aurait le style qui conviendrait pour mes différents bouquins (ceux en cours et ceux à paraître), et son coup de crayon m’a tapé dans l’oeil…

Après des heures à tenter de tripatouiller Photoshop ou Poser pour essayer d’avoir un truc potable, je dois avouer que lorsqu’elle m’a envoyé les premières esquisses de la couverture, j’étais soulagé et comblé… C’était bien ce que je voulais, en mieux…

Bref, Miss K.i (je ne masque pas son nom, c’est son choix de pseudo…) m’a permis de mettre un point final au développement du thriller que j’ai pondu il y a quelque mois déjà (oui quand même…). Même si je suis plus à l’aise dans un monde fantastique, je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé ce que cette écriture m’a appris, mais je crains de ne pas avoir l’étoffe pour ce genre… Mais pour ce jugement, ce ne sera pas à moi d’en décider, les commentaires s’en chargeront…

Une fois les dernières valises déballée et l’installation entamée, j’espère pouvoir terminer Blanche, faire quelques corrections sur mon vieux space op’ qui a suffisamment mariné dans la cave à mon gout, terminer aussi une autre histoire de sorcière schizophrène, et enfin, finir un projet un peine moins vieux que Dusk : Scar, une histoire de vengeance dans un monde en pleine révolution industrielle…et révolution tout court…

Résumé disponible sur Amazon :

Nicolaï T. Andersen est un spécialiste de la maladie d’Alzheimer. Réputé, apprécié par ses collègues, il est à deux doigts de découvrir des méthodes révolutionnaire de traitement des symptômes de cette terrible maladie.

Est-ce cette soudaine proximité du succès ou son étrange passé qui le condamne a être régulièrement kidnappé et torturé sans raison apparente ?

 

Et de mille…

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Un petit post qui n’a rien d’artistique, purement vénal et surtout très centré sur ma vanité… (Oh oui !)

Avec la promotion de l’Auberge, j’ai pu gratter la centaine de téléchargements qu’il me manquait pour atteindre ce chiffre… 1000.

1000 personnes ont téléchargé mes 3,5 romans (ben oui, l’Auberge n’est qu’un recueil de nouvelles…).

Ce n’est pas que du beurre sur la tartine. C’est surtout la sensation d’exister — certes dans un radeau mal ficelé — au milieu d’un océan d’autres auteurs qui tentent leurs chances comme moi, le tout surplombé par ces nuages gris que représentent les best-sellers tels que les Twillight, Trône de Fer et comparses…

Je tiens un petit fichier Excel, histoire de garder un oeil sur les ventes… OK OK, j’admets, c’est plus une question d’ego à soigner que de réelle gestion intelligente. De la même manière que je suis persuadé que TOUS les auteurs qui débarquent sur Kindle actualisent leurs pages de bouquins sur Amazon pour voir l’état de leur classement dans leurs catégories respectives (je sais qu’ils le font, certains l’ont avoué sur des forums…) !

Dans ce fichier que je mets à jour depuis l’année dernière, j’ai pu suivre l’évolution de ma trilogie… ou sa non-évolution jusqu’en avril… puis la lente progression (déjà heureux qu’il y en ait une) jusqu’au moment où on se rend compte que oui, il se vend. Pas de quoi entamer le paiement de cette villa à Biarritz dont je rêve, mais mince, c’est déjà quelque chose…

Dans le détail, Dusk en est à 522 exemplaires vendu entre avril (moment où j’ai réellement fait un peu de pub et commencé à vendre plus de trois exemplaires) et aujourd’hui, 216 pour le tome 2 et 142 pour le tome 3.

Pour la trilogie, il s’agit surtout de « vraie » vente, dans le sens où seule une quarantaine d’exemplaires ont été téléchargés lors de période gratuite. L’Auberge pour le coup est un petit échec (je n’ai jamais fait de pub pour ce recueil) jusqu’à il y a trois jours et cette promo qui le fait décoller… sachant que par le passé, lors d’une opération similaire, 9 exemplaires ont été téléchargés… en 6 mois…

L’Auberge donc, en est à 188 exemplaires téléchargés dont les 3/4 en gratuit.

Et maintenant ? Je me roule sur moi même, pousse un hurlement dans l’oreiller ? Je me jette au balcon (à défaut de paquebot) et je beugle  « je suis le roi du mooonnde »? Ou je passe les 3 prochains articles à me gargariser sur mon « succès »… voyons voir…

Soyons honnêtes. La tentation de choisir l’une des options est alléchante, mais pour l’instant tout est à faire… Comme me l’a signifié un des commentaires sur Dusk, j’ai encore beaucoup de progrès à faire sur mon orthographe si j’ai l’intention de continuer à publier sur Kindle… et même si j’ai un coup de main de la part de tierces personnes (elle manie le fouet et aime les petits animaux… elle se reconnaîtra !), il faut que je m’améliore…

Secundo, mon « succès » est lié surtout à l’explosion des ventes de tablettes Kindle lors du Noël dernier. Plus d’utilisateur = plus d’acheteur potentiel…

Au rayon « échec » par exemple, je ne suis pas parvenu à vendre plus de trois exemplaires du T1 sur Kobo… même si je dois admettre que cette plateforme m’agace, leur service est lent à répondre quand on a un problème (et il y en a…) et l’absence totale d’outil de promotion rend la publication d’autant plus difficile sur ce support…

Bref, tirons quand même de ce cap atteint un peu de courage pour la suite, fêtons cela dignement en bossant plus… encore et encore !

P.-S. Sur les conseils avisés d’un proche, j’ai ouvert une page Facebook que vous pourrez retrouver ici… ou sur le côté de ce blog… voilà, j’ai fait ma pub de la journée…

Progression : Work in Progress…

Un petit mot, même pas d’image… je sais, que c’est bas et moche de ma part…

Mais voilà, je me suis dernièrement fait une raison, je ne serais jamais un bon commercial ! Même si j’essaye de transformer ce blog en pseudo moyen de vente, je n’y met pas vraiment du mien… je devrais écumer d’autre blog pour laisser des liens partout, à la façon d’un chien qui lève la patte sur un lampadaire… mais la simple idée me… bref…

Des petites informations. Où j’en suis, dans quel état j’erre… (…)

Et d’une, j’approche lentement, mais sûrement du 999 ème exemplaire de la trilogie vendue… Noël et janvier ont été d’excellente périodes, et malgré quelques pauses, parfois angoissante, des exemplaires se vendent presque chaque jour. C’est, avec les commentaires associés, un sacré moteur pour continuer à ne pas perdre ni pied ni espoir…

De deux, j’ai décidé de terminer de mettre en vente la trilogie au format papier. Pour des raisons liée au fonctionnement de Createspace, je n’ai pas eu la possibilité de modifier le titre du premier volume paru il y a quelque mois… Je le réedite donc, même format, j’en ai profité pour descendre le prix ( de 14 à 9.99 €, mais possible que ce soit moin ou un poil plus, entre les taxes et les tva, je m’y perds…). D’ici la fin de la semaine prochaine, le Dévoreur et l’Enfant seront en ligne toujours grand format… En attendant, ne soyez pas surpris si le premier exemplaire apparait temporairement comme indisponible… Ca prend un peu de temps avant qu’Amazon ne récupère les nouvelles infos….

De trois, une fois les versions papier expédiée, je compte mettre en ligne cette fameuse histoire de space opera… car il est temps de me faire une raison : que ce soit parce que le texte est mauvais (j’ai toujours un très grand penchant pour cette option) ou parce que le marché est vraiment saturé/indigeste dans ce genre là, ce genre de manuscrit n’est pas très en vogue… Même chemin pour le thriller, mais cette fois j’opte vraiment pour l’option… bref, stoppons là l’autoflagellation…

De nouvelles corrections sont donc en cours, plus la création des couvertures avant la mise en ligne…

Ce qui se retrouve en stand-by « moyen » : Blanche-Neige. Soyons honnête, je coince sur des bricoles, c’est pas la page blanche, mais presque. Pourtant presque tout est là, le milieu, la fin, le propos et une bonne partie du décor. Mais il me manque ces foutus liens entre deux chapitres, ce fil doré qui scintille brutalement dans l’obscurité caverneuse de ma cervelle atrophiée… Quand ce fil apparaîtra, je saurais ce qui doit être couché sur le papier, je saurais ce qui va arriver et à qui ça doit arriver… mais pour l’instant : je ne sais rien.

Et enfin, bientôt juste pour le plaisir, une autre petite histoire de fantasy, sur laquelle je travaille quand je sens que rien d’autre ne veut sortir… Plus sombre, plus adulte et un poil plus violente à sa manière que Dusk et ses amis… enfin, l’idée était plaisante (mais pas originale, j’en parlerai plus tard…)

Au plaisir, entre deux lignes…

 

[edit de dernière minute… : Pour le plaisir de la contradiction, je tente quand même de jouer au cornichon de commercial… Si Amazon valide la demande convenablement, les 17 et 18 mars l’Auberge sera gratuite… venez boire un coup, c’est la maison qui offre… ! … quoi ? comment ça j’aurais du faire une news juste pour ça !? pfff…]

Ecrire pour soi ? Ou pour le lecteur…

téléchargementCela peut paraître curieux, mais en ce moment c’est une question qui fait bataille au sein de mon clavier.

Expliquons (cela m’aide aussi !) :

J’écris cette version de Blanche-Neige qui me démange depuis un moment. Je ne sais pas si vous avez lu la version de Grimm, ou si vous n’êtes familier qu’avec la version de Disney… mais dans les deux cas, je n’ai pas pu m’empêcher de tenter de voir les choses du côté de la Reine. De son point de vue, cela donnerait quoi au juste, remis dans son contexte ?

Si on enlève les épaisses couches du conte de fées, les possibles déformations que les conteurs lui ont ajoutées comme autant de peaux d’oignons qu’il faut ôter pour en arriver à cette vérité (imaginaire), au noyau dur de cette histoire… on tombe sur quoi ?

L’histoire d’une femme au moyen-âge, qui se retrouve à la tête d’un royaume, le gère suite à la mort d’un mari de seconde main. Et se retrouve à gérer aussi sa belle-fille…

Dans le conte, cette héroïne (Blanche Neige) est belle, soumise et… fait le ménage (il faut lire le paragraphe du deal entre elle et les nains : – bon t’es mignonne sois tu dégages sois tu gères le ménage et la vaisselle parce qu’on est de gros nains dégueulasses… – Heu, ok tout ce que vous voulez…)

L’histoire nous montre, grosso modo, qu’une femme seule (la Reine/méchante Belle mère) ne peut régner à la place d’un homme (le Roi) et que la seule place héroïque d’une demoiselle c’est de se trouver vite fait un balai et un prince, seules activités à sa portée (le ménage et les bisous – on passera sur le côté nécrophile du prince…). La Reine finit punie et meurt dans d’atroces souffrances… Et l’histoire la transforme en sorcière tant qu’à faire, ce qui pour moi m’intrigue d’autant plus, car le plus souvent les sorcières du moyen-âge sont plutôt décrites chez moi comme des femmes cultivée, versée dans un savoir qui dérangeait par son originalité…

Voilà. Tous les éléments étaient là, étalés sous mes yeux. Mon envie d’écrire cette version plus terre à terre et d’amener le récit jusqu’à un point où l’ont peut voir le conte se dessiner en filigrane (mais seulement en filigrane) est ce qui m’a motivé à m’y coller…

Le problème qui ne tarda pas à surgir, c’est le rythme du texte. Décrire ce qui mène à la naissance de Blanche, la mort du roi, la régence de la reine, etc., car il me faut respecter le schéma du conte mine de rien (sinon ce n’est pas drôle)… tout ceci est (plus ou moins) amusant à écrire… mais à lire ? Le lecteur ne sera-t-il pas horrifié de ne pas voir une seule épée dégainée pendant les dix premiers chapitres ? Presque pas de sang ? Que du social, pas de véritables actions en soi ?

Et je me rends compte qu’il y a une différence entre écrire ce qu’on aime et pondre ce que les autres ont envie de lire… Être gêné en terminant un chapitre en se disant : « mince, j’ai bien décrit les relations entre ces deux-là, mais au final on n’est pas sorti de cette pièce pendant dix pages et ils ont juste parlé…).

Si j’étais un auteur célèbre, je pourrais sûrement me dire avec un soupir : qu’ils aillent au diable, j’écris ce qui me plaît, au pire mon éditrice me sautera à la gorge et je verrais avec elle.

Mais voilà, je ne suis pas célèbre, et je n’ai pas d’éditrice. Je suis donc solo, et vu que chaque chose que je publie ou que j’envoie aux éditeurs peut décider de mon avenir immédiat, j’en deviens frileux. Et c’est dommage…

Pour l’instant neuf chapitres. Et je continue. Je verrais une fois le point final et la séance de torture relecture terminés s’il y a de l’enduit à mettre ici ou là. Pour l’instant, je ne suis même pas sûr d’être capable d’écrire quelque chose que je ne “sens” pas, quelque chose qui ne coule pas de source à la suite du reste de l’histoire…

Donc… continuons…nous verrons bien !

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