{Tuto 2} Créer un ebook : Etre publié chez Amazon, Kobo, et Ibook

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Votre livre est fin prêt, corrigé, mis en page et vous voulez le publier. Différents choix s’offrent à vous :

  • Vous inscrire sur les différentes plateforme de distribution que sont Amazon, Kobo, et iBook.
  • Vous inscrire à une seule plateforme qui s’occupera de diffuser votre livre au trois sus-mentionnés ainsi qu’à X autre petite ou moyenne librairie (la Fnac, Scribd, Barnes & Noble et d’autre… que je ne connais pas)
  • Faire un peu des deux.

Il va falloir choisir, en sachant qu’une fois publié, il est bon aussi de suivre son évolution, ses ventes, ses promotions. Et s’il est parfois intéressant sur le moment d’ouvrir un compte chez chaque gros distributeur, cela peut vite devenir pénible d’avoir à se connecter à chacune de leurs interface pour obtenir un chiffre de vente, ou mettre en ligne votre dernier né. Tout est question de temps et de « feeling » personnel… à vous de voir.

En ce qui me concerne, je publie sur Amazon en direct, et je passe par Smashwords pour Kobo et Ibook (Apple). Pourquoi ? Amazon, parce que j’ai commençé l’aventure de l’autoédition avec eux, et Smashwords pour forcer Amazon a mettre mes livres en gratuit en plus de distribuer directement chez Kobo et Ibooks en plus d’une pléthore d’autre petite librairie internationale.

Je vais tacher ci-dessous de vous présenter les différents distributeur/fournisseur avec le plus d’infos utile possible pour vous aider à vous y retrouver ou à choisir :

Je fournirai pour chacun, le lien d’inscription, les royalties payés par le fournisseur en question, et quand c’est possible, les petits trucs de mise en page spécifique à chacun d’entre eux. Car oui, pour faire bref, ils sont tous chiant et surtout différent.

Petit rappel : je ne traite ici que de la publication d’une version numérique de votre bébé. Le papier, j’y viendrai dans un autre post, je pense… mais plus tard !

Kobo

Les trucs à savoir pour publier chez eux :

  • Remplir correctement la première partie du formulaire. S’il est incomplet, le chargement du fichier texte de votre ebook peut échouer sans plus d’information qu’un message d’erreur générique.
  • Si l’image est trop grande, l’interface risque de planter et plus aucune modification ne sera prise en compte. Le projet, s’il n’a pas été sauvegardé avant, est perdu.
  • Couverture 5 mo max (sous peine de plantage de l’interface).
  • Le format .docx et .doc est soi-disant supporté, mais la conversion transforme les paragraphes en saut de 5 pages… et toutes les images du livres sont placées au début.
  • Bonne nouvelle : Kobo supporte la table des matières automatique de Word ou le système par lien hyperlink décrite ici.
  • Le plus simple (haha) est de charger directement un fichier .epub, ce que je n’ai pas encore traité jusqu’ici, mais qui sera le sujet de mon prochain article… ( en bref : enregistrer au format HTML votre fichier et convertir avec le logiciel Calibre au format ePub)
  • Permet de mettre un ebook gratuit.

Mon expérience personnelle :

J’ai vendu chez eux les premiers exemplaires de ma Trilogie du Seuil, au prix d’un grand nombre d’arrachage de cheveux sur la mise en page, leur interface lourde et souvent buggée, qui vous plante pour un détail, et vous oblige à tout recommencer. Mais ce sont des ennuis (peut-être) spécifique à ma personne. Mauvais Karma…

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Formulaire d’ajout chez Kobo

Le vrai problème qui m’a fait abandonner la publication directe chez eux était le manque total de visibilité sur la distributions des livres. Tant que vous vendez sur le site Kobo, tout va bien, mais si jamais c’est une vente extérieure… Dans mon cas, un de mes livres publié chez Kobo, s’est automatiquement retrouvé chez Barnes & Noble, la Fnac et quelques autres boutiques affiliée à Kobo au fin fond de l’Australie (oui, l’Australie…). Chouette, me dis-je ! sauf que je voyais bien que des ventes avaient lieu là-bas, mais bizarrement, pas de retour dans les chiffres de Kobo… Rien. Nada. Comme si je n’avais rien vendu. Où allait l’argent ? dans quelle poche ? Et quand j’ai finalement supprimé mes livres de chez Kobo (avec moulte bug, difficulté et contact laborieux au service client), ils n’ont pas disparu des autres revendeurs qu’il m’a fallu alors contacter directement pour les obliger à les retirer…

Bref, il est possible que la gestion des ventes ce soit améliorée depuis mes derniers déboire. J’ai donc voulu réessayer ces jours-ci, mais impossible de saisir mes coordonnées bancaires dans le formulaire ad-hoc : bug, et refus de traitement. Ben tant pis… J’ai quand même voulu commencer l’enregistrement du dernier Crying Star pour voir : bug de l’affichage, bug de l’enregistrement du projet, bug au chargement du fichier .doc ou .docx… Pour épargner mon chat, j’ai fermé la page.

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C’est bon, je peux sortir ? Il a fermé la page de Kobo ?

 

 

 

Lulu :

  • https://www.lulu.com
  • Royalties par vente sur la boutique Lulu : 80%, et chez les revendeurs (Kobo, Amazon etc…) : 50%

Trucs à savoir :

  • Ne distribue pas chez Amazon, Kobo et iBook en numérique sauf si votre texte est en anglais (no comment).
  • Table des matières obligatoire, le système par lien hyperlink n’est pas accepté ( vos chapitres doivent impérativement utiliser un style nommé « Titre 1 » pour être reconnu lors de la conversion.)
  • Couverture : 612 x 792 et 72 dpi de résolution minimum.
  • Permet de mettre un ebook gratuit.

Je vais être honnête, je n’avais jamais testé Lulu auparavant. Je pensais juste faire un petit tour dessus histoire d’en parler ici, mais comme j’aime bien vous donner autant d’info que possible, j’ai voulu essayer pour de vrai, avec une nouvelle que j’avais juste mis sur Smashwords et oublié là. Donc pour vos beaux yeux (ok, non, juste les beaux yeux de mon article vu que je suis tout seul face à mon écran…) je vais vous servir de cobaye…

J’en profite donc pour triturer le texte encore un coup… et le mettre en page. Et comme je m’y attendais, le fichier doc ne lui plait pas. La table des matière, a encore frappé.

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Khaaaaaaan !

 

Et là on redécouvre la joie des règles qui changent chez absolument chaque distributeur… Là où chez Smashwords par exemple, un sommaire basé sur les liens hypertexte est accepté et même conseillé pour une bonne compatibilité avec iBook et autres compère… ici on nous explique le contraire… Grosso modo, la moulinette de Lulu crée lui même sa table, et la façonne selon les styles utilisés… à condition que le style soit nommé « Titre 1 » et non « Super Style Chapitre 1″… Oui c’est tout.

Autre détail chez Lulu, vous devez avoir des chapitres. Sinon votre texte est purement et simplement refusé automatiquement. Oui. Même pour une nouvelle de cinq pages. Alors on improvise…

 

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Lulu, sponsorisé par Picard.

Ensuite on arrive à la partie couverture. Comme chez d’autre fournisseur, on tombe avec un créateur, qui permet de choisir ou d’envoyer son image de couverture. Chez Lulu, le format d’image est de 612 sur 792 pixel et 72 dpi minimum. Le bon côté c’est que les chiffres indiqués ci-dessus ne sont pas une limite. Je viens d’essayer avec la couverture utilisé pour Smashwords, 1400 sur 1800 pixel, sans problème, leur logiciel reformate l’image mais ne propose pas de la recadrer à la façon Facebook pour les images d’en tête. En décochant des cases ont peut enlever le titre et le nom de l’auteur si votre image contient déjà ces informations.

On passe ensuite au standard : description, choix des catégories. Je ne dirai rien sur l’absence de case « fantastique », on triche en mettant fiction/général.

Et là, on arrive au clou du spectacle. Oui m’sieur dame. Après vous être fait suer à remplir les conditions imposées pour cet exercice de haute voltige : vous découvrez à la toute fin qu’en fait… Lulu ne publiera votre livre nulle part ailleurs que dans la boutique de Lulu…

Youpi !!!

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Sérieusement ?

Avec l’impression d’avoir très légèrement perdu mon temps, je termine le formulaire de soumission, et découvre avec une incommensurable joie ma superbe page « boutique » chez Lulu… Je vais être honnête : ne perdez pas votre temps… je viens de le faire pour vous !

 

Bookelis

  • http://www.bookelis.com
  • Royalties par vente sur la boutique Bookelis : 80%, et chez les revendeurs (Kobo, Amazon etc…) : 50%

Trucs à savoir :

  • Validation du texte entre 5 et 45 min selon la taille et sa complexité de mise en page.
  • Accepte la table des matières automatique de Word ou le système par hyperlink.
  • Met à disposition des gabarits sur cette page. Prenez n’importe lequel pour un eBook, ce sont les styles qui importent le plus.
  • Couverture : 1400 pixel de largeur minimum. Pas de taille limite indiqué.
  • Permet de publier un ebook gratuit.

Comme pour Lulu, je ne connais que de nom : j’ai tenté il y a peu un concours qu’ils avaient organisé et que j’ai misérablement perdu (concours ouvert à tout les auto-édités, mais les trois gagnants étaient « comme par hasard » uniquement auto-édité chez eux. Grumph ? Grumph…). Mais mon égo meurtri n’est pas une excuse suffisante pour les snober : l’interface est très simple et surtout m’a semblé fluide (comprendre par là que je n’avais pas l’impression de charger un dico à chaque clic. )

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Jusqu’ici, tout va bien…

Le fichier texte, une fois soumis prend un peu de temps a être traité. Mais une fois validé, il est disponible sur la boutique de Bookelis immédiatement. On voit en revanche que la panoplie d’outil de promotion est assez énorme… moyennant finance, ce qui est normal.

Corrections, mise en page, campagne de pub, promotion, édition, même la pub video est proposée… La totale, si vous avez 2000€ à claquer en communication. Ma carte bleue viens de pousser un cri d’angoisse, là-bas, dans mon portefeuille. Mais non Pépette, on est pas assez riche pour ce genre de chose va !

Pendant que je calmais ma pauvre Pépette, ma CB asthmatique, je vois qu’on peut maintenant demander le passage en « Premium » pour accéder à la distribution chez Kobo, Amazon et iBook. Ainsi que remplir l’ISBN et choisir de virer Kobo et iBook de la boucle (juste pour moi car je suis chiant. Mais vous, vous les garderez !).

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Bon, en réalité, comme ma nouvelle est gratuite, je n’ai aucun interêt à la publier via Bookelis, cela me ferait un troisième site à consulter pour avoir des statistique de vente, il s’agissait juste de tester pour l’écriture de cet article : Mais si un jour Smashwords me casse les pieds, je serai certainement tenté de déménager mes billes chez eux… En comparaison de Lulu en tout cas, c’est le jour et la nuit niveau utilité ! Seul bémol, un pourcentage de royalties un poil plus faible chez Bookelis que chez Smashwords. Mais Smashwords, c’est en anglais, et ça, je sais que c’est un poil gênant pour beaucoup.

 

Smashwords (Site Anglais)

  • https://www.smashwords.com
  • Royalties par vente sur la boutique Smashwords : 88%, et chez les revendeurs (Kobo, Amazon etc…) : 60%

Trucs à savoir :

  • Trés pointilleux sur le fichier à charger : format .doc (pas docx), propre.
  • Ne supporte pas la table des matières Word. Par hyperlink exclusivement.
  • Produit des fichiers tellement propre qu’on peut les réutiliser chez les autre fournisseurs…
  • Permet de publier un ebook gratuit.
  • L’Isbn n’est fournit qu’après une première soumission du texte. Il vous faudra assigner votre ISBN, éditer le texte, ajouter l’ISBN dedans, puis le re-soumettre pour valider un passage en catalogue Premium (distribution Kobo/Ibook).
  • Ne distribue pas chez Amazon

Smashwords est le revendeur que j’utilise en plus d’Amazon pour la distribution de mes livres. L’interface spartiate ne paye pas de mine, mais ne rame pas, ne plante pas, et fonctionne simplement. Par contre, pas de créateur de couverture : soit vous la fournissez, ou soit vous la fournissez. Le fichier de votre roman doit être littéralement parfait lorsque vous le soumettez, sous peine de se voir refuser la distribution « premium » chez Kobo et iBooks.

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Et l’assignation d’un ISBN est très mal faite : vous devez d’abord soumettre votre bouquin, qu’il soit validé, ensuite seulement vous pourrez lui assigner un ISBN. Celui-ci devra donc être ajouté à votre fichier texte, et re-soumis à Smashwords pour validation en premium.

Mais une fois que c’est fait, l’édition des prix, le suivi des ventes et autre outils de modification du livre, tout se fait très simplement.

Les bémols :

  • Kobo refuse de transmettre à Smashwords le nombre des exemplaires distribués gratuitement sur son site. Ce qui est très, très vache.
  • Ne publie pas chez Amazon (moi ça m’arrange). Seul les livres distribué à plus de 1000 ex. peuvent voir cette option se débloquer.
  • Est 100% en anglais.
  • Pour obtenir un prix à 2,99 chez Kobo ou autre, vous devez faire chauffer la calculette et jouer avec les pourcentages, en sachant que le cours du dollars fait changer le prix de temps en temps…
  • Paiement via Paypal des royalties (c’est pas vraiment un bémol, mais un bon vieux virement bancaire m’aurait arrangé)

 

Amazon (KDP)

  • https://kdp.amazon.com/
  • Royalties pour les ebooks de 0,99$ à 200$ : 30%
  • Royalties pour les ebooks de 2,99 à 9,99$ : 70%

Les trucs à savoir :

  • Ne permet pas de publier un ebook gratuit.
  • Couverture : 625 x 1000 mini, 50 mo max. Recommandé : 2500 de hauteur, 72 dpi.
  • Reconnait la table des matières automatique de Word… à condition de la placer avant le texte. Ne reconnait rien, aucune table ne passe. Il est préférable de lui fournir un .epub ou un .mobi déjà propre…

On ne présente pas la plateforme Amazon… Mais pour faire simple, sa partie « Kindle Direct Publisher » offre la même chose que les autres… en moins bien. Seul avantage de passer directement par eux (ce que je fais), est un plus grand contrôle des options de ventes, suivi et mise à jours du texte. Que ce soit les options de promotion ( 5 jours de gratuité tout les 2 mois, tarif dégressif sur une courte période etc…). Comme Kobo/Lulu/Bookelis, KDP propose un service de couverture basique, un formatage automatique de votre texte au format mobi etc…

Autre petit avantage que je n’utilise pas, car il vous prive des ventes chez Kobo et iBook : donner l’exclusivité de la distribution à Amazon en inscrivant votre livre au KDP Select, ce qui vous donne droit à une toute pitite somme à condition que des gens « louent » votre livre et le lise. Perso, je n’ai jamais été convaincu. Plus de plateforme= plus de visibilité. Exit donc l’exclusivité.

Les gros points négatifs sont les suivants :

  • Obligation de mettre un texte à 2,99$ minimum pour toucher 70% de son prix de vente (à ma connaissance c’est les seul à pratiquer ce genre de tarifs).
  • Impossibilité de distribuer gratuitement un ebook définitivement en dehors des 5 jours : il faut tricher et signaler un prix plus bas ailleurs (Smashwords dans mon cas.)
  • Outil de suivi des ventes un peu confus (courbe de vente unique mélangeant tout les livres, il faut jouer avec les menus déroulant pour isoler tel ou tel livre pour en voir les performances. )

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iBooks (Apple)

Infos à venir:… ayant toujours utilisé Smashwords pour publier chez eux, je n’avais pas réessayé de tenter l’aventure depuis un ou deux ans : formulaire exigeant un numéro des impôt US (l’EIN), à demander par courrier à l’époque… j’avais abandonné. Mais pour être complet, j’ai décidé de refaire l’essai, ce qui prend un peu de temps…! 

 

 

 

 

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